Le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme (MCCAT), Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO, a procédé, ce mardi 3 février 2026 à la remise officielle des prix aux lauréats du concours d’architecture pour la réhabilitation du Théâtre populaire et de l’aménagement de ses abords, au cours d’une cérémonie officielle.
La cérémonie s’est tenue en présence du représentant de l’Agence Faso Mêbo, des membres du jury, des lauréats ainsi que d’acteurs culturels.Dans son allocution, le MCCAT a rappelé que cette initiative dépasse largement la simple réhabilitation d’une infrastructure. Selon lui, il s’agit d’un acte de restauration de la mémoire révolutionnaire, intimement liée à la figure du Capitaine Thomas Isidore Noël Sankara et à l’engagement culturel de Désiré Bonogo, dont le théâtre porte le nom.

« Nous ne sommes pas simplement engagés sur un projet de réhabilitation d’une bâtisse, mais dans une dynamique de restauration d’un rêve inachevé, au cœur battant de la Révolution d’août 1983 », a-t-il souligné.
Le Ministre Pingdwendé a également salué la résilience des artistes et des acteurs culturels qui ont contribué, au fil des années, à maintenir vivant l’esprit de ce lieu emblématique, malgré sa dégradation progressive après 1987.
S’adressant aux lauréats, il a insisté sur la portée symbolique, culturelle et politique de leur mission, les appelant à être les « architectes de la renaissance » du Théâtre populaire Désiré Bonogo. Trois orientations majeures ont guidé le concours : traduire les idéaux sankaristes dans l’espace architectural, répondre à l’urgence culturelle en matière d’infrastructures de spectacle et honorer le passé tout en inventant l’avenir, à travers une architecture durable, accessible et ancrée dans les matériaux locaux.
Le premier prix du concours a été attribué à PARÉ Ibrahim, qui a reçu un chèque de 2 500 000 FCFA. Le deuxième prix, d’un montant de 1 500 000 FCFA, est revenu à THIOMBIANO Franck Fabien, tandis que le troisième prix, d’une valeur de 500 000 FCFA, a été décerné à PARÉ Jonathan Laopan Albert.
À travers cette cérémonie, le Gouvernement réaffirme sa volonté de placer la culture au cœur du développement, en faisant de la réhabilitation du Théâtre populaire Désiré Bonogo un acte de résistance culturelle, un lieu de création et de transmission de la mémoire, ainsi qu’un symbole de renaissance pour les générations futures.
DCRP / MCCAT
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