Les acteurs du ministère en charge de la Santé ont présenté, le lundi 19 janvier 2026 à Ouagadougou, le bilan de la politique de gratuité des soins mise en œuvre depuis plus d’une décennie au profit des enfants de 0 à 5 ans et des femmes enceintes.
Le secrétaire général du ministère de la Santé, Arthur Joël Tiendrébéogo, a expliqué que cette politique a contribué à une amélioration notable des indicateurs sanitaires du pays et au sauvetage de nombreuses vies.
« Le taux de mortalité maternelle est passé de 330 décès pour 100 000 naissances vivantes en 2015 à 198 décès pour 100 000 naissances vivantes en 2021 », a-t-il indiqué.
Dans le même temps, le taux de mortalité infanto-juvénile est passé de 81,6 décès pour mille en 2015 à 48 décès pour mille en 2021.

Malgré ces résultats encourageants, des défis subsistent. Ils concernent principalement le financement de la gratuité et la disponibilité des intrants, notamment les médicaments.
Pour améliorer la gouvernance et l’efficacité de cette politique, le ministère de la santé mise sur la digitalisation. « Les factures ont été payées à hauteur de 82 %, mais nous pouvons encore faire mieux. La digitalisation est un levier important pour améliorer la gouvernance et optimiser les ressources », a souligné Arthur Joël Tiendrébéogo.
La mise en place de la facture individuelle numérique des soins de gratuité, des paiements automatisés via Faso Azerka, à travers la plateforme e-financier, devrait permettre un suivi plus rapproché des dépenses des formations sanitaires, a fait savoir Arthur Tiendrébéogo.
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Selon le secrétaire général du ministère, si le défi de la digitalisation est relevé, des avancées significatives pourront être réalisées même sans une augmentation importante des ressources financières.
Par ailleurs, le ministère ambitionne d’élargir progressivement le panier de soins gratuits. « Nous travaillons à élargir au maximum le panier de soins, malgré les contraintes financières », a-t-il affirmé.
À l’en croire, les pathologies dont les coûts de traitement sont les plus élevés seront prioritaires en cas d’élargissement de la politique de gratuité.
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