Marie Gayéri, l’une des meilleures voix de la musique tradi-moderne, continue d’écrire son nom en lettres d’or dans l’arène musicale burkinabè. Forte de plusieurs années passées à distiller des mélodies envoûtantes à ses mélomanes, l’artiste se lance aujourd’hui un défi historique. Le 1er mai 2026, elle partira à la conquête du Stade Issoufou Joseph Conombo de Ouagadougou. En prélude à cette grande messe culturelle, la diva a offert un avant-goût à ses fans avec la sortie, le samedi 31 janvier 2026, de « Yedimpo », son 5e album. Un opus qui confirme son statut d’icône et prépare le terrain pour une soirée qui s’annonce mémorable.Â
Marie Gayéri n’est plus à présenter au grand public burkinabè. Véritable pilier de la musique tradi-moderne, elle s’est donné pour mission de valoriser et de faire rayonner les rythmes profonds de son terroir. Fière représentante de l’identité Gulmantché, elle a marqué de son empreinte indélébile l’échiquier musical national.
Son parcours est celui d’une excellente constance. Figure emblématique de la Semaine Nationale de la Culture (SNC) et du Grand Prix National des Arts et des Lettres (GPNAL), elle a cumulé les sacres en 2008, 2016, 2018 et 2023. Un palmarès qui force l’admiration et qui témoigne de sa domination technique et artistique, restant indétrônée dans sa catégorie jusqu’à son retrait de la compétition en 2024. Aujourd’hui, Marie Gayéri continue de porter haut le flambeau d’un héritage culturel qu’elle sublime à chaque note.
Reconnue pour sa prestance scénique et sa puissance vocale hors pair, Marie Gayéri jouit d’une renommée qui dépasse les frontières. Sa capacité à captiver les foules lui ont valu de nombreuses sollicitations pour des représentations de haut niveau, tant au Burkina Faso qu’à l’échelle internationale.
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Forte de ses années d’expérience et d’un palmarès assez garni, Marie Gayéri refuse de se reposer sur ses lauriers. L’artiste vient de se lancer un défi à la mesure de son talent : conquérir les 25 000 places du Stade Issoufou Joseph Conombo. Le 1er mai 2026, elle inscrira son nom dans l’histoire en devenant la première figure de la musique tradi-moderne à affronter cette enceinte mythique. Ce concert s’annonce d’ores et déjà comme le symbole d’une consécration.
Avant le grand rendez-vous du stade, Marie Gayéri offre à son public un voyage musical sans visa. Son 5e album, « Yedimpo », est une célébration rythmique où l’authenticité est à l’honneur. L’artiste y marie avec brio les sons du Kundé, de la calebasse et de la flûte, faisant résonner l’âme de la musique Gulmantché, à travers des arrangements modernes et captivants.

Le titre éponyme de l’album, « Burkindi », se veut une ode vibrante à l’honneur et à la dignité humaine. Pour l’artiste, cette œuvre est un hommage aux bâtisseurs de l’histoire : « Burkindi est un chant de gloire dédié aux grands hommes qui ont marqué l’histoire du Gulmu et du Burkina Faso, à l’image de Diaba Lompo et Yendabili », confie Marie Gayéri.
L’engagement de la cantatrice se poursuit avec le titre « Traoré », une chanson dédiée aux pères de la révolution burkinabè. Elle y accorde une mention spéciale à la Révolution Progressiste Populaire et à son leader, le Capitaine Ibrahim Traoré.
L’artiste assume pleinement son rôle de porte-voix : « À l’image des grandes nations, notre pays possède aujourd’hui son « Guide éclairé », son « Héros vivant ». Il est de notre devoir de le célébrer. À travers ma voix, c’est toute la région du Gulmu qui lui apporte son soutien indéfectible dans ses actions de souveraineté et de sécurisation totale de nos villages », lance-t-elle avec conviction.
Pour témoigner de son attachement indéfectible à ses racines, Marie Gayéri s’est rendue, au lendemain du lancement de son album, au palais de Sa Majesté Untaanba, 32e souverain du Gulmu.


Cette visite de courtoisie aux autorités coutumières était l’occasion pour la cantatrice de présenter officiellement son nouvel opus et de placer sa démarche artistique sous le signe de la tradition. Un geste de haute portée culturelle, accueilli avec une grande bienveillance par le roi.
En signe d’approbation, Sa Majesté n’a pas manqué d’implorer les mânes des ancêtres et de formuler des bénédictions pour le succès de l’artiste et de son projet.
Porté par un engagement patriotique, « Yedimpo » dépasse désormais le simple cadre discographique : c’est le manifeste d’une artiste au sommet de sa maturité. La « voix d’or » du Gulmu ne se contente plus de chanter, elle incarne désormais le trait d’union entre héritage ancestral et destin national.
Sié Frédéric KAMBOU
Burkina 24
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