Le projet de série Buud-Maasom a débuté sa phase de développement à Ouagadougou, sous la direction de Guy Désiré Yaméogo, avec l’objectif de mettre en valeur les réalités du terroir burkinabè. À cette occasion, une équipe de professionnels est réunie en atelier pour poser les bases d’une œuvre qui s’attache à explorer les dynamiques de la fiction rurale.
L’atelier qui s’est ouvert le samedi 21 février 2026 à Ouagadougou marque le début effectif du développement de la série « Buud-Maasom ».
Ce lancement fait suite à un appel à candidatures initié en janvier dernier, ayant permis de sélectionner les talents qui accompagneront désormais la création de l’œuvre.

Pour Guy Désiré Yaméogo, cette étape est fondamentale pour pallier le manque de préparation souvent reproché aux productions locales. L’objectif est donc de réunir dès maintenant scénaristes, décorateurs, musiciens et costumiers pour construire un univers cohérent.
« Nous sommes dans la phase d’écriture et d’élaboration. Les participants doivent donner leurs idées pour que le scénario soit bétonné », a expliqué le réalisateur.
Cette séance de travail permet de transformer une idée de base en une architecture narrative solide, tout en intégrant les contraintes techniques de production dès le premier jour.
Le titre de la série, « Buud-Maasom », signifie en mooré « l’héritage ancestral ». L’histoire suit Yamdaaré, une jeune femme de 30 ans qui, en tant que cheffe de famille, lutte pour protéger le champ paternel contre des promoteurs immobiliers.
Pour le showrunner, le choix de tourner en langue nationale est une évidence artistique. « Vous verrez la poésie et la force des dialogues. Nos acteurs sont plus performants dans les langues nationales que quand ils interprètent les rôles en français», a-t-il expliqué.
Si les réflexions de fond ont débuté ce samedi, une nouvelle étape est en ligne de lire très prochainement. Guy Désiré Yaméogo a d’ailleurs annoncer la suite du calendrier. « Le lancement sera fait la semaine prochaine et nous pourrons officiellement lancer la résidence.
Nous aurons ensuite trois mois d’écriture et de développement», a-t-il souligné. Ce processus doit mener l’équipe jusqu’en juin pour finaliser les 26 épisodes de la première saison.
Au-delà du divertissement, le projet, porté par Sentinelle Production et soutenu par le FDCT et la Coopération Suisse, aborde des thèmes comme la cohésion sociale et le droit des femmes.
En impliquant des techniciens expérimentés et cinq jeunes scénaristes en formation, « Buud-Maasom » prépare un contenu de haute qualité pour les chaînes nationales et internationales.
Comme le souligne la cinéaste Orokiatou Barro, présente à l’atelier, « c’est une opportunité d’apprendre davantage et de se frotter aux plus expérimentés » pour que ce projet devienne, à terme, une référence du cinéma burkinabè.
Cet engagement est porté par l’ensemble des collaborateurs, déterminés à offrir le meilleur d’eux-mêmes pour la réussite de l’œuvre. Comme le souligne la cinéaste Rokiatou Barro, «chacun compte s’investir pleinement pour que sa sensibilité artistique ait un impact significatif sur l’aboutissement du projet ».
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Akim KY
Burkina 24
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