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Le cinquantenaire de l’Université Joseph Ki-Zerbo (UJKZ) est marqué par les témoignages d’anciens étudiants devenus des figures de proue du Burkina Faso. L’artiste-chanteuse Amity Meria, qui a étudié à l’Université de Ouagadougou (UO) de 1986 à 1990, revient sur ses années de campus et le rôle fondamental de la culture dans son destin.
Étudiante en Lettres et Arts, Amity Meria considère ses années universitaires comme le plus beau moment de sa jeunesse. Elle souligne l’authenticité des relations qui prévalaient avant l’ère numérique.
« En ce temps, tout était réel », confie-t-elle. Elle se souvient de la solidarité entre étudiants, notamment l’obligation de calquer les cours pour les camarades absents, ce qui créait des liens qui durent encore aujourd’hui. « Au-delà des études, c’était une forte communauté. Ces amitiés sont restées jusqu’à aujourd’hui », assure-t-elle.
Si rien ne la prédestinait à la chanson, son destin a basculé au restaurant universitaire. Attirée par des sons musicaux, elle a découvert l’orchestre de l’université en pleine répétition. Après avoir chanté « pour s’amuser » avec le groupe, les musiciens l’ont immédiatement intégrée, voyant son potentiel. « Ils m’ont dit : ‘Tiens, il faut que tu intègres le groupe parce qu’on n’a pas de filles et on a vu que déjà, tu as du potentiel’ », se souvient Amity Meria.

Elle a passé deux à trois années marquantes au sein de cet ensemble. Elle garde un souvenir inoubliable des concerts. « Quand il y avait un concert, c’était vraiment wow ! Les étudiants étaient là, on chantait, on dansait. Vraiment, ce sont des moments inoubliables », clame-t-elle.
L’impact de l’orchestre fut immense. La chanteuse reconnaît que c’est là qu’elle a été piquée par le virus de la musique et que sa passion a été éveillée. Elle confirme sans hésitation que cet orchestre est l’instigateur de sa carrière actuelle.
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Selon Amity Meria, la culture est essentielle dans l’éducation. « L’orchestre permettait aux musiciens d’apprendre beaucoup, côté artistique et musical », a-t-elle confié. Plus largement, elle estime que la musique favorise l’épanouissement des étudiants, car, dit-elle, « la musique, ça adoucit les mœurs ».
Concernant l’avenir de l’UJKZ, Amity Meria salue le travail « colossal » de l’université qui a produit des générations d’intellectuels burkinabè. Face aux défis actuels, elle souhaite que l’université développe un esprit d’anticipation afin de rester à la pointe de l’éducation. Son vœu pour l’institution est qu’elle « puisse porter encore plus haut le flambeau de l’éducation au Burkina Faso » et que l’UJKZ soit toujours une université que « les gens envient aussi ».
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Akim KY
Burkina 24
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